Les différentes cartes Arduino

Nous avons fait connaissance avec l’Arduino Uno, qui est sans aucun doute la meilleure carte pour débuter. En effet, son prix et ses capacités en font la carte idéale pour de nombreux projets. Il faut cependant savoir qu’Arduino produit d’autres cartes, avec d’autres spécificités, qui correspondront à d’autres types de projets.

Nous allons ici voir les différentes cartes proposées, leurs particularités ainsi que les types de projets auxquels elle se destinent.

Arduino Ethernet

By oomlout (Flickr: Arduino Ethernet Board) [CC BY-SA 2.0 ], via Wikimedia Commons

L’Arduino Ethernet a la même taille que l’Arduino Uno, mais deux différences majeures. La première, assez évidente, est que la prise USB est remplacée par une prise Ethernet. La seconde est que le microcontrôleur n’est plus enfiché sur la carte, mais soudé.

Cette carte est utile si le projet nécessite d’aller rechercher des informations sur Internet, par le biais de requêtes http par exemple. L’Arduino pourra alors accéder aux données en texte brut et les reproduire. Il sera ainsi possible de lui faire afficher des notifications sur un écran, ou bien des alertes sonores selon certaines conditions, etc.

Arduino BT

La version originelle de l’Arduino BT, basée sur un ATmega 168. By David Mellis (Flickr: Arduino BT) [CC BY 2.0 ], via Wikimedia Commons

L’Arduino BT se base également sur le même microcontrôleur que le Uno, à savoir un ATmega 328P, et remplace quant à lui l’USB par le Bluetooth, ce qui lui permet de s’interfacer avec un smartphone par exemple. Ainsi il pourra être programmé via ce mode de communication. Là aussi, le microcontrôleur est soudé, pour des raisons d’économie de place.

Arduino Mega 2560

By Andy Dingley [CC BY-SA 3.0 ], from Wikimedia Commons

L’Arduino Mega 2560 est basé sur le microcontrôleur ATmega 2560, plus puissant que l’AT 328P, ce qui permettra à la carte de traiter des projets plus complexes et nécessitant davantage de puissance de calcul. Elle possède également davantage de mémoire (256 ko contre 32 ko), pour pouvoir stocker des sketches plus importants, et surtout plus d’entrées-sorties, ce qui en fait son principal atout. Elle dispose ainsi de 54 broches numériques et 16 analogiques, contre respectivement 15 et 6 pour l’Arduino Uno.

Variante : Mega 2560 ADK

By Snootlab (Arduino Mega ADK) [CC BY 2.0 ], via Wikimedia Commons

L’Arduino Mega 2560 ADK est basée sur la Mega 2560 mais intègre un port USB type A pour pouvoir s’interfacer avec un smartphone ou une tablette Android. Elle est en effet compatible avec le Google ADK (Android Development Kit), ce qui lui permet d’ajouter des fonctionnalités à un appareil Android.

Arduino Nano

By MakeMagazinDE [CC BY-SA 4.0 ], from Wikimedia Commons

L’Arduino Nano est basé sur l’Arduino Uno dont il partage de nombreuses caractéristiques, dont le microcontrôleur ATmega 328P, mais se distingue par sa taille, puisqu’il ne mesure que 4,3 cm x 1,85 cm. Il fait l’impasse sur le connecteur jack d’alimentation et la prise USB type B est remplacée par une mini-USB.

Son format réduit et ses broches inférieures en font la carte idéale pour le prototypage car elles lui permettent de parfaitement se loger sur une platine d’essai.

Arduino Mini

Arduino Mini dans sa version 4. By David Mellis (Flickr: Arduino Mini) [CC BY 2.0 ], via Wikimedia Commons

L’Arduino Mini est encore plus compacte, toujours dans un souci d’économie d’espace. Ses dimensions réduites (33x18x2mm) lui permettront d’être utilisée de façon définitive dans un projet. L’absence de port USB demandera en revanche l’utilisation d’un adaptateur ou d’une carte fille pour sa programmation. Elle possède à peu de chose les mêmes caractéristiques que la Nano, mais un nombre d’E/S moins important. Elle ne figure plus au catalogue officiel Arduino mais se trouve encore facilement.

Et bien d’autres

Il existe de nombreuses autres cartes, toutes avec leur particularités. La Due, par exemple, a le même form-factor que la Mega, mais intègre un microcontrôleur basé sur un coeur Arm 32 bit, ce qui lui confère davantage de puissance. La Leonardo, elle, peut être  reconnue comme une souris ou un clavier par un ordinateur, ce qui peut en faire un périphérique de saisie automatique par exemple. La Yun embarque un système d’exploitation Linux pour plus de souplesse, la MKR Wifi 1010 est, comme son nom l’indique, compatible wifi, etc. À celles-ci s’ajoutent toutes les cartes de constructeurs tiers, souvent compatibles avec le logiciel Arduino IDE nécessaire à la programmation (même si le téléchargement de pilotes supplémentaires est parfois nécessaire). On pense notamment aux cartes basées sur le module wifi ESP8266, leur permettant ainsi d’aller chercher des informations sur Internet. D’autres sont si fines qu’elles peuvent trouver place dans des vêtements, etc. Le choix est ainsi très vaste, et on trouve forcément un format de carte adapté au type de projet à développer.

NodeMCU Devkit basé sur ESP8266, By Vowstar [CC BY-SA 4.0 ], from Wikimedia Commons

Sources