Test de l’imprimante 3D Anycubic I3 Mega

Après la Anet E10 testée il y a quelques semaines, c’est au tour de la Anycubic I3 Mega de passer dans l’atelier. Les deux imprimantes jouant dans la même cour, il sera intéressant de les mettre en confrontation. Merci à mon partenaire Gearbest pour m’avoir permis ce test.

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Présentation de la Anycubic I3 Mega

Comme la Anet E10, la I3 est une imprimante cartésienne avec un châssis métallique. En revanche, là où la E10 utilise du profilé alu, la I3 opte pour des plaques de métal pliées. Niveau rigidité, je pense que le profilé alu est plus efficace, mais à ce niveau-là, on chipote, les deux châssis ne bougent pas d’un pouce.

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Concernant le montage, c’est une vraie partie de plaisir : en 5 minutes à peine, c’est réglé. On installe le portique sur le lit, 8 vis BTR à serrer avec la clé fournie, 3 connecteurs à brancher en respectant les codes couleur et le tour est joué. La mise en route est alors immédiatement possible, sans autre réglage que le niveau du plateau. Justement, le plateau, parlons-en. De dimensions 22x22cm (20,5 pour la hauteur d’impression), il a surtout pour atout d’être un Ultrabase, ce qui signifie accroche impeccable, planéité assurée et décollage facile. Dites adieu au scotch ou à la colle UHU !

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L’imprimante est animée par 2 moteurs sur l’axe Z, un sur X et 1 sur Y, tout comme la E10. Elle adopte un montage Bowden, avec l’avantage du tube en PTFE qui descend jusqu’à la buse, ainsi la mise en place du filament en vraiment facile, plus que sur la E10 dont l’isolant du hotend est dissocié du tube guide. Enfin, la I3 est livrée avec un rouleau d’1 kg de PLA, une spatule, des clés Allen, une micro-sd, deux adaptateurs et un lecteur USB.

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One more thing aurait dit Steve Jobs : l’imprimante est livrée avec un capteur de présence filament, autrement dit l’impression se met en pause en cas de rupture de bobine, et elle possède aussi une fonction de reprise en cas de coupure de courant. Pratique, même si je n’ai pas eu l’occasion de tester cette fonctionnalité.

A l’utilisation

La première chose que l’on remarque par rapport à la E10, est le volume sonore, l’imprimante est en effet moins bruyante. Mais plus que vos oreilles, ce sont vos yeux qui seront flattés, attirés par le superbe écran tactile qui lui sert d’interface. Exit la molette de sélection, ici le contrôle se fait au doigt, sur un écran aux pictogrammes bien parlants, parfaitement explicites et qui répondent parfaitement. Faire un Home est encore plus facile qu’il ne l’est sur une A8 ou E10, et le déplacement des axes est un vrai jeu d’enfant. L’étalonnage du plateau s’en trouve énormément facilité.

J’ai bien évidemment commencé par un Benchy, en précision 0,1 mm (l’imprimante peut descendre à 0,05) dont l’impression s’est terminée en 2h30. La machine a été redoutable d’efficacité, avec un infime stringing (3 minuscules fils qui se battent en duel au niveau de la cabine). Les couches sont parfaites, le bridge de la cabine pourrait être un peu plus droit, mais je pense que mon PLA était un peu trop chaud, réglé à 200°c. En bref, le test a été réellement concluant.

En conclusion

Chaque nouvelle imprimante 3D que je teste me donne toujours plus de plaisir dans cette discipline. Cette Anycubic I3 Mega ne déroge pas à la règle : c’est une imprimante plaisante à utiliser, précise et pas trop bruyante. On regrettera juste l’absence de tendeurs de courroie, et le manque de place pour en ajouter… Mais en dehors de ça, c’est du tout bon, surtout pour son prix : 302€ hors port chez mon partenaire Gearbest.

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