Webcam sur télescope : test grandeur nature

Il y a quelque temps, j’ai fait l’adaptation d’une webcam sur mon télescope, dont vous pouvez voir la description ici. Le but est de me faciliter l’astrophotographie. Mais en raison d’une lune tardive, je n’avais pas pu tester le montage. Depuis, les vacances sont passées par là, et la lune n’était pas forcément visible.

Hier et avant-hier, malgré une météo maussade en journée, la lune était parfaitement visible le soir tombé. Ce qui m’a permis de sortir le télescope, et de tester enfin le montage en situation réelle.

Rappel sur le montage

Si vous n’avez pas le courage de lire le premier épisode, en voici un résumé : j’ai démonté et adapté une webcam à l’oculaire de mon télescope afin de me faciliter l’observation, d’une part, et de m’essayer un peu à l’astrophotographie d’autre part.

La webcam est connectée à une tablette via un câble USB OTG, et l’image est récupérée grâce à une appli de gestion de caméra.

Cela permet une observation plus aisée, en s’affranchissant de l’oculaire. Un peu moins de charme dans l’observation, mais un partage plus facile avec les enfants, par exemple.

Premier test d’observation

J’ai donc installé mon télescope dans l’allée avant-hier soir, et patiemment attendu la nuit tombée. Une belle lune, bien brillante, et pas un nuage à l’horizon. J’ai donc pointé l’astre avec le scope, fait ma mise au point et commencé à mitrailler. Une série d’une trentaine de photos, qu’il me faudra assembler sous la forme d’une mosaïque pour avoir un cliché complet.

La lune défile vite devant la caméra, et il faut s’habituer au suivi, rapide et fréquent. Mais on s’y fait vite.

Une fois rentré, j’importe les photos, et teste un photomerge dans Photoshop. Théoriquement, cette fonction permet d’assembler facilement une mosaïque de photos. En théorie, puisque certaines zones faiblement contrastées ont mis l’outil à plat. J’ai donc entrepris d’assembler les photos manuellement, mais j’ai vite réalisé mon erreur : l’appli de gestion de la webcam était en réglages automatiques, du coup je n’ai pas eu deux photos exposées de la même manière. L’assemblage est compromis, comme en atteste l’embryon de résultat ci-dessous.

Second test d’observation

Pour ce second test, j’ai donc commencé par débrayer les réglages de la webcam en manuel : balance des blancs, exposition, gamma… De là, j’ai entrepris une nouvelle série de clichés, une quarantaine cette fois-ci. Mais j’étais tellement pris dans l’observation que je n’ai pas remarqué l’apparition d’un fin voile nuageux. Fort heureusement, cela ne sera pas trop pénalisant lors du traitement.

De retour sur mon ordinateur, je tente un nouveau photomerge. Si le début se passe bien, le résultat final me donne une belle bouillie de pixels. C’est donc reparti pour un nouvel assemblage manuel, nettement plus aisé cette fois-ci, puisque seul le contour de chaque photo, qui laisse une trace à chaque calque, doit être retouché. Et au final j’ai un vrai résultat, exploitable, mais qui selon moi manque de piqué.

La prochaine étape sera la réalisation d’un support plus adapté à l’oculaire, qui permettra certainement une meilleure mise au point, et donc une meilleure image.

En bref, le résultat, bien que devant être affiné, me satisfait déjà largement, dans la mesure où je n’ai jamais eu un tel résultat photographique. Bien évidemment, j’ai encore énormément de choses à découvrir, notamment le traitement via Iris ou Registax, qui sont dédiés à ce type d’assemblage, et ce sera d’ailleurs le but de mes prochaines expérimentations, et je ne manquerai pas de vous faire partager mes découvertes, même si celles-ci peuvent paraître évidentes à un astrophotographe chevronné…